





„Erewhon“
Intitulée Erewhon, d’après le roman de Samuel Butler, cette performance mobilise l’idée d’un espace où les règles ordinaires se trouvent reconfigurées, rendant perceptibles d’autres modes d’organisation.
Ce principe s’actualise ici à une échelle élémentaire, celle du geste graphique, en convertissant une action simple, tracer une ligne, en protocole de variations et de relations.
Le dispositif est minimal : chacun·e trace une ligne sur une feuille de papier calque, qu’il s’agit de plier afin d’en modifier la direction, puis de la déposer dans un «espace de jeu» en relation avec celles des autres. Le pli agit comme opérateur de bifurcation, tandis que la transparence du support permet la coexistence des trajectoires.
La ligne cesse d’être un tracé individuel pour devenir une continuité négociée, produite par ajustements successifs, où chaque position engage une manière de s’inscrire dans un ensemble.






„En m’attendant“
La performance « En m’attendant » consiste en la manipulation continue de 24 sabliers, symbolisant la répétition et le passage du temps. Comme Sisyphe, l’artiste retourne inlassablement les sabliers, créant une métaphore visuelle de l’effort constant et de la nature cyclique et questionnante du temps.
„Les couleurs de l’Aar“ ou „Was Aare sagt“
Œuvre-performance conçue pour l’exposition Jetzt Kunst au parc du Marzili à Bern. Héraclite nous a appris que l’« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». Et si c’était l’Aar qui par ses couleurs changeantes nous éclairait sur notre vie ?
« Round Around »
Performance dans le cadre du festival « Culture-école », Bluefactory, Fribourg.
Jeu du mouchoir ou course contre la montre, 24 robots déplacent des miroirs peints en réagissant aux mouvements des spectateurs et finissent par occuper tout l’espace.
« Rideau sur Parade »
Performance réalisée dans le cadre de l’exposition « Chambre avec vue d’artiste » au Musée du papier peint, Mézières.
C’est le salon des Draperies que j’ai choisi d’investir pour l’exposition « Chambre avec vue d’artistes ». L’étrange esthétique de ses parois recouvertes d’un papier tendu représentant des drapés qui se plissent m’offrait un cadre propice à une mise en scène entre cacher et dévoiler et le paradoxe d’un impossible lever de rideau : ce doit être à l’intérieur que tout se passe !
« Parade » consiste en l’installation de 10 cyanotypes au format d’un lé de papier peint suspendus à une structure métallique en carrousel, intégrant la lumière du lustre du salon.
Ces cyanotypes présentent des silhouettes de cygnes et d’objets paradant, mais cette parade n’est pas jubilatoire : les cygnes sont cabossés et les objets déformés, ambigus. Une tension se perçoit entre les différentes figures et leur juxtaposition nous amène à créer une narration entre elles.
Le titre Parade fait référence à la pose ostentatoire des silhouettes, au leurre de ce papier peint et à la parade d’escrime, vaine esquive de ces papiers qui ne peuvent pas bouger, qui sèchent ainsi, encore libres, suspendus, mais comme en attente d’être accrochés, encollés, fixés.